Istanbul pas cher : une semaine entre deux continents

Istanbul pas cher

Une semaine à Istanbul pas cher, c’est possible même avec un hôtel quatre étoiles petit-déjeuner compris : nous avons vu un vol direct Paris–Istanbul à 161 € l’aller-retour en juin et un hôtel de ce niveau à Karaköy pour 469 € la semaine pour deux. Istanbul est la seule ville au monde à cheval sur deux continents, avec quinze siècles de capitale romaine, byzantine puis ottomane empilés sur la péninsule historique, un Bosphore qu’on traverse en ferry pour moins d’un euro, et une cuisine de rue qui nourrit pour 5 € par repas. Elle ne se visite pas en trois jours. Voici comment organiser une vraie semaine sans y laisser son budget.

PosteBudget indicatif pour deuxNotre conseil
Vol A/R depuis Paris160 – 350 €Pegasus vers Sabiha Gökçen, Turkish Airlines et Air France vers Istanbul Airport
Hôtel 7 nuits, 4 étoiles450 – 800 €Karaköy ou Beyoğlu plutôt que Sultanahmet
Repas20 – 35 € par jourLokanta le midi, meyhane le soir, simit et balık ekmek entre les deux
TransportsIstanbulkart, moins de 1 € le trajetTram, ferry, funiculaire et métro compris
Visites100 – 200 €Topkapı, citerne, Dolmabahçe, hammam

Où dormir à Istanbul : Sultanahmet ou Beyoğlu ?

C’est la vraie question, et la réponse dépend de ce que vous venez chercher. Sultanahmet, la péninsule historique, concentre Sainte-Sophie, la Mosquée bleue, Topkapı et la citerne : dormir là, c’est avoir tout à pied, mais dans un quartier qui se vide le soir, où les restaurants visent le touriste et où les hôtels sont chers pour ce qu’ils offrent. Beyoğlu, de l’autre côté de la Corne d’Or, est la ville moderne : la rue İstiklal, la tour de Galata, les bars et les meyhane de Cihangir et d’Asmalımescit. Entre les deux, Karaköy, l’ancien port au pied de Galata, est devenu le quartier le plus agréable pour un séjour : cafés, galeries, ferries pour la rive asiatique, et le tram T1 qui rejoint Sultanahmet en dix minutes. C’est là que se trouve notre hôtel. Kadıköy, sur la rive asiatique, est l’option la moins chère et la plus authentique, à vingt minutes de ferry.

Depiero Hotel Karaköy — 4 étoiles, petit-déjeuner inclus

Le Depiero Hotel Karaköy est un quatre étoiles bien placé dans le centre d’Istanbul, avec petit-déjeuner buffet, Wi-Fi gratuit, service d’étage, réception 24 h/24 et un bar. Les chambres climatisées disposent d’un bureau, d’un coffre-fort, d’une télévision à écran plat, d’un minibar et d’une salle de bains avec douche ; l’hôtel propose aussi un parking privé et des équipements pour les personnes à mobilité réduite. Vous êtes à quelques minutes à pied de la tour de Galata, à moins de deux kilomètres de la rue İstiklal, et le bazar égyptien, la mosquée Süleymaniye et la citerne Basilique sont à moins de trois kilomètres, de l’autre côté du pont de Galata. Nous l’avons vu à 469 € pour deux personnes et une semaine en juin, petit-déjeuner compris, avec une note de 8,0 /10 : pour un quatre étoiles dans le quartier le plus vivant de la ville, c’est le meilleur rapport que nous ayons trouvé. Voir les tarifs

Les autres options selon le budget

Istanbul offre de tout, du dortoir à 15 € au palace du Bosphore à 800 €. Pour moins de 50 € la nuit, les pensions de Sultanahmet et les petits hôtels de Beyoğlu autour de la place Taksim sont nombreux, de qualité variable : lisez les avis récents. Entre 60 et 100 €, on trouve de bons trois et quatre étoiles à Karaköy, Cihangir et Kadıköy. Les hôtels de charme dans les maisons ottomanes en bois de Sultanahmet ou les anciens immeubles de Galata sont l’expérience la plus mémorable, entre 100 et 200 €. La livre turque ayant beaucoup perdu face à l’euro, les tarifs affichés en euros restent stables, mais tout ce qui se paie sur place en livres est devenu très bon marché.

Que faire à Istanbul en une semaine

Sainte-Sophie, la Mosquée bleue et la citerne

Sainte-Sophie, basilique de 537, mosquée depuis 1453, musée puis de nouveau mosquée, est le monument le plus important de la ville ; les visiteurs étrangers accèdent désormais à la galerie supérieure par un billet payant, d’où l’on voit les mosaïques byzantines. En face, la Mosquée bleue est gratuite, hors heures de prière, tenue correcte exigée. À deux cents mètres, la citerne Basilique, forêt de 336 colonnes sous la ville, rénovée et mise en lumière, est la visite qui marque le plus les enfants. Réservez les billets à l’avance en saison : les files font régulièrement une heure.

Topkapı, le Grand Bazar et le bazar égyptien

Le palais de Topkapı demande une demi-journée : quatre cours, le trésor, les reliques, la terrasse sur le Bosphore, et le harem, avec un billet séparé qui vaut la dépense. Le Grand Bazar, 4 000 boutiques sous 60 rues couvertes, se visite pour l’architecture et l’ambiance plus que pour les achats ; le bazar égyptien, près du pont de Galata, est plus petit, plus odorant, et c’est là qu’on achète les épices et les loukoums. Montez ensuite à la mosquée Süleymaniye, chef-d’œuvre de Sinan, gratuite et bien moins fréquentée que la Mosquée bleue, pour la vue sur la Corne d’Or. Une visite guidée d’Istanbul le premier jour permet d’enchaîner ces sites sans perdre de temps dans les files.

Le Bosphore, Dolmabahçe et Galata

La croisière sur le Bosphore est le moment de la semaine : les palais, les yalı en bois, les forteresses, les deux ponts et la mer Noire au bout. Le ferry public des lignes de la ville fait le même trajet pour une poignée de livres, sans commentaires mais avec du thé à bord. Le palais de Dolmabahçe, sur la rive européenne, est le Versailles des derniers sultans, avec le plus grand lustre en cristal de Bohême du monde. La tour de Galata, à deux pas de l’hôtel, offre le panorama classique sur la péninsule historique ; allez-y à l’ouverture. Le soir, la rue İstiklal et son tram rouge, les ruelles de Cihangir et les meyhane d’Asmalımescit, où l’on dîne de mezze et de raki, sont à dix minutes à pied de Karaköy.

Le hammam et la rive asiatique

Un hammam historique est une expérience à ne pas manquer : Çemberlitaş, construit par Sinan en 1584, ou Cağaloğlu, de 1741, le dernier grand hammam ottoman construit dans la ville. Comptez 50 à 80 € avec gommage et massage, dans un décor de marbre sous coupole. Gardez enfin une journée pour la rive asiatique : le ferry de Karaköy à Kadıköy prend vingt minutes, et le marché de Kadıköy, les cafés de Moda et le quai de Üsküdar face à la vieille ville montrent un Istanbul sans touristes, où tout coûte moitié moins cher.

Quand partir à Istanbul

Avril, mai, juin, septembre et octobre sont les meilleurs mois : 18 à 28 °C, peu de pluie, les tulipes en avril dans les parcs, et des vols que nous avons vus à 161 € en juin. Juillet et août sont chauds et humides, autour de 30 °C, avec beaucoup de monde sur les sites ; le Bosphore rafraîchit un peu. L’hiver est frais et pluvieux, parfois neigeux, mais les hôtels baissent de 30 à 40 % et Sainte-Sophie sans file d’attente a son charme. Vérifiez les dates du ramadan et des fêtes religieuses : la ville reste ouverte, mais certains sites ferment ou changent d’horaires, et l’ambiance des soirées de rupture du jeûne autour de la Mosquée bleue est en elle-même une raison d’y être.

Vols et transports

Paris–Istanbul se fait en 3 h 30 en vol direct. Pegasus vole depuis Orly et Roissy vers Sabiha Gökçen, sur la rive asiatique, et c’est presque toujours le moins cher : 161 € l’aller-retour sur une semaine en juin, y compris la première semaine du mois. Turkish Airlines et Air France desservent le nouvel aéroport d’Istanbul, côté européen, à 36 km du centre. Lyon, Marseille, Nice, Toulouse et Bordeaux ont des liaisons directes. Nos conseils pour trouver des vols pas chers valent particulièrement pour Istanbul, l’une des destinations les plus concurrentielles au départ de la France.

Depuis Sabiha Gökçen, le métro M4 puis le Marmaray sous le Bosphore, ou les navettes Havaist, rejoignent le centre en une heure à une heure et demie pour quelques euros ; depuis Istanbul Airport, le métro M11 et les navettes Havaist mettent à peu près le même temps. Achetez une Istanbulkart dès l’arrivée : elle fonctionne sur les trams, métros, bus, funiculaires et ferries, pour moins d’un euro le trajet. Le tram T1 relie Sultanahmet, le pont de Galata et Karaköy ; le funiculaire de Tünel, l’un des plus anciens du monde, monte de Karaköy à İstiklal en 90 secondes. Les taxis sont bon marché mais exigez le compteur, et préférez une application.

Combiner Istanbul avec l’Europe orientale

Istanbul est le point d’arrivée naturel d’un circuit dans les Balkans : Sofia est à une heure de vol ou une nuit de train, et Budapest ou Prague à deux heures et demie de vol low-cost. Un aller Paris–Prague et un retour Istanbul–Paris, avec des trajets terrestres ou des vols intérieurs entre les deux, permettent un tour d’Europe centrale et orientale de deux semaines à un prix très raisonnable. Vers l’est, la Cappadoce est à une heure de vol d’Istanbul pour prolonger vers l’Anatolie.

Questions fréquentes sur Istanbul pas cher

Quel budget pour une semaine à Istanbul ?

Pour deux personnes, comptez 160 à 350 € de vols, 450 à 800 € d’hôtel quatre étoiles avec petit-déjeuner, 150 à 250 € de repas et 150 à 250 € de visites, hammam et transports : entre 900 et 1 650 € au total selon la saison.

Faut-il un visa pour la Turquie ?

Non pour les ressortissants français, pour un séjour touristique de moins de 90 jours. Un passeport ou une carte d’identité en cours de validité suffit ; vérifiez les conditions à jour avant de partir.

Dans quel quartier dormir à Istanbul ?

Karaköy ou Beyoğlu pour la vie de quartier, les restaurants et l’accès facile aux deux rives ; Sultanahmet pour avoir les grands monuments à pied, au prix de soirées plus calmes ; Kadıköy pour le budget et l’authenticité.

Combien de jours pour visiter Istanbul ?

Quatre jours pour les monuments de Sultanahmet, Galata et une croisière sur le Bosphore. Une semaine permet d’ajouter Dolmabahçe, un hammam, la rive asiatique, les îles des Princes et de flâner dans les bazars sans courir.

Istanbul est-elle chère ?

Non pour tout ce qui se paie en livres turques : transports, restaurants, marchés. Les billets des grands sites, facturés en euros aux étrangers, et les hôtels de catégorie supérieure sont au niveau du sud de l’Europe.

4 Comments

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